estás en Sin tocar

Ene 31 11

Abdelmajid Benjelloun, Maroc

Du même auteur:

-dans le domaine de l’histoire contemporaine du Maroc:

.Approches du colonialisme espagnol et du mouvement nationaliste marocain dans l’ex-Maroc khalifien.Rabat,Okad,1988;290 pages.(avec une couverture originale de l’auteur).

Deuxième édition du même ouvrage parue en 1990, chez le même éditeur.

.Pages d’histoire du Maroc:le patriotisme marocain face au Protectorat espagnol.Rabat,Imprimerie Maarif el Jadida,1993,308 pages.(avec une couverture originale de l’auteur).

.Fragments d’histoire du Rif oriental,et notamment de la tribu des Beni Said,dans la deuxième moitié du XIX è siècle,d’après les documents Mr Hassan Ouchen.Rabat,Imprimerie Maarif el Jadida,1995,429 pages. (avec une couverture originale de l’auteur).

.Le Nord du Maroc:L’indépendance avant l’indépendance/Jean Rous et le Maroc,1936-195, Casablanca,Editions Toubkal,et Paris,l’Harmattan,1996,284 pages.

.Etudes d’histoire contemporaine du Maroc, Tunis, Fondation Temimi pour la recherche scientifique et l’information Zaghouan, avril 2000, 146 pages.

.Colonialisme et nationalisme(Arguments), Rabat, Okad, 2001,435 pages.(avec une couverture originale de l’auteur).

Dans le domaine de l’histoire des institutions:

.Pour une approche de l’histoire des institutions et des faits sociaux, Casablanca,Editions Toubkal,1997,208 pages.

Un livre-témoignage sur sa mère: Mama.Rabat,Imprimerie Maarif el Jadida,1997,144 pages.

Mama, dans une nouvelle version, Paris, Editions du Rocher, (collection Anatolia), avril 2002,204 pages. Préfacé par William Cliff.

La mort d’un proche ne se termine jamais, roman, Casablanca, les Editions Toubkal, 1998, 118 pages.

(Avec le concours du service culturel de l’Ambassade de France au Maroc).

-Un livre d’entretiens avec son père intitulé Sidi Driss m’a dit…, Rabat, Imprimerie Al Qalam, tirage limité à 200 exemplaires hors commerce, sorti de ses presses le 18 février 2008 ; 187 pages.

Hassane l’andalou, ou l’étoile de la manquante était bien allumée, roman, Rabat, Editions Racines, 2007, 249 pages. (avec une couverture originale de l’auteur).

Cœursuprême, roman, Association culturelle Passerelle, Montréal, Canada, 2009, 218 pages.

dans le domaine de la poésie, de l’aphorisme et de l’aphorisme poétique:

.Etres et choses,le même silence.Paris.Editions Saint-Germain-des prés,1976.

.Qui tire sur les bretelles de ma respiration?Rabat,1989.(avec une couverture originale de l’auteur).

.Une mouette réveillée d’une tempête.Rabat,1990.(avec une couverture originale de l’auteur).

.Qui tire sur les bretelles de ma respiration?Die.A Die,1991(avec le concours du Centre National des Lettres français).(avec une couverture originale de l’auteur).

.Murmure vivrier.Rabat,Okad,1991.(préfacé par Salah Stétié et avec une couverture originale de l’auteur).

.Les sept cieux apparents du mot.Rabat,1993.(avec une couverture originale de l’auteur).

.Dogme et friandise ou pulsion de sourire.Dépliant avec 211 aphorismes poétique, 1996.

.La flûte des origines ou la danse taciturne.Rabat,1997.(avec une couverture originale et une autre illustration de l’auteur).

.L’éternité ne penche que du côté de l’amour. Rabat, 1998.(avec une couverture originale de l’auteur).

.Le discobole amoureux et l’écho ou les années inutiles de l’horizon, Rabat, 1998.(avec une couverture et quatre autres illustrations originales de l’auteur).

.Une femme à aimer comme on aimerait revivre après la mort.Rabat, 1998.(avec une couverture et sept autres illustrations originales de l’auteur).

.L’amour rajeunit l’univers et même la création, Mohammadia, 1999.(avec une couverture et deux autres illustrations originales de l’auteur).

.Paroles déçues d’esplanade, Rabat, 1999.(avec une couverture originale de l’auteur).

.Cette hébétude totémique avec elle, Rabat 1999.(avec une couverture et une illustration originales de l’auteur).

.Aphorismes, entre le lent et le long de l’an 1994, Rabat,2001. (avec une couverture et une autre illustration originales de l’auteur).

A un détail près de l’éternité, recueil d’aphorismes, Tétouan, Publications de l’Association Tétouan Asmir, 2002(avec une couverture originale de l’auteur).

L’éternité ne penche que du côté de l’amour suivi de Dogme et friandise ou la pulsion du sourire et de Une femme à aimer comme on aimerait revivre après la mort, Bordeaux, Editions William Blake and Co, 2004.(avec une couverture et trois illustrations originales de l’auteur).

Nouvelles en lignes, fragments de miroir au noir, Rabat, Editions Racines, 2006,241 pages(avec une couverture et vingt dessins originaux de l’auteur).

L’Eternité, belle comme le visage de mes enfants, Le Riffle,(Collections écritures), 2007,122 pages.

L’âme fréquente aussi les beaux quartiers de l’esprit,… recueil d’aphorismes, Casablanca, Editions Aïni Bennaï, 2008, 149 pages. (avec une couverture originale de l’auteur, et une préface d’Abdelkébir Khatibi).

Cette petite étoile frémissante du matin, Le Chasseur abstrait Editeur, France, 2008,218 pages.

Je l’accompagne au chant, recueil d’aphorismes, Rabat, Editions Marsam, 2008, 79 pages.

Solstice de la soif, recueil d’aphorismes et de poèmes, Association culturelle Passerelle, Montréal, Canada, 2008, 204 pages.

Aphorismes amoureux, New York, Editions Rivarticollection, 2009, 102 pages.

Un ruisseau n’est pas en manque d’âme, ‘petite œuvre’(8-12,5 cm) mêlant le dessin- signe à l’aphorisme, en sept exemplaires, Collection ‘Comme si’ dirigée par l’écrivain Daniel Leuwers, de Tours, 2008.

Rûmi ou une saveur à sauver du savoir, recueil d’aphorismes, Bordeaux, W. Blake and Co,2009, 97 pages. (avec une couverture et six illustrations originales de l’auteur).

Autres

Dialogue entre deux croyants, échanges épistolaires avec Jacques Levrat, Paris, Editions l’Harmattan, 2009, 200 pages.

(avec une couverture originale de l’auteur).

-Fait partie du groupe d’écrivains marocains(avec Mohammed Khaïr-Eddine, Abdelkébir Khatibi, Mohamed Choukri, Ahmed Bouanani, Mustapha Nissabouri, Mohamed Bennis, Mehdi Akhrif, Hassan Bourkia)auxquels La Nouvelle Revue française, dans son N°558,n de juin 2001, consacre un dossier, avec une présentation de Jean-Paul Michel, pp.163-169(sous le titre “je suis poète”).

Flâneries strictes d’encre ou: éduque-t-on les signes?

recueil de 250 de mes dessins à l’encre de Chine(des signes- êtres)précédés d’une préface mienne. Tirage limité hors commerce. Sous presses.

-A contribué, notamment, à l’ouvrage collectif Lettres à Dieu, Calmann-Lévy, 2004, repris dans la collection de poche J’ai Lu, la même année.

Cet ouvrage a été traduit en arabe, en coréen, en

chinois, en roumain, et bientôt en croate.

Lorsqu’on a besoin d’ombre, on allume la lumière. Chlef, Algérie, Editions Arabesques, 2006, 142 pages.

Publié on line, et dépublié depuis.

-L’autorité parentale au Maroc en question, à paraître aux Editions ‘La Croisée des chemins”.

Certains de ses aphorismes ont été traduits en une vingtaine de langues, dont l’arabe, l’anglais, l’allemand, l’espagnol, l’italien, le portugais, le russe, le chinois, le hindi, l’iranien, le turc.

* * * & * * *

Poésie et aphorismes:

A toi depuis l’infini

ce regard apaisé par la tendresse

ce souffle épuisé dans la douceur

ce geste puisé craintivement dans le creux de mon histoire

cette cavalcade de souvenirs amoureux qui t’appartiennent plus qu’ils ne m’appartiennent.

Cette étoile morte de ta tristesse.

A toi depuis l’amour

cette pensée inspirée de la mort

de ne plus jamais te revoir.

La pureté de tes yeux clairs légèrement gris d’arroya *.

A toi depuis l’infini de la rencontre

qui ne se consomme pas

ce beau visage de nymphe des premiers temps.

[* féminin d’arroyo, ruisseau en espagnol].

J’aime le sourire de cette femme qui ressemble tant à une possibilité délicate de la beauté.

J’aime le sourire de cette femme qui ressemble tant à une possibilité délicate de l’amour.

J’aime le sourire de cette femme qui ressemble tant à une possibilité délicate de l’humanité entière.

Je ne l’aime pas

Elle n’est pas mon chant.

Je ne l’aime pas

Elle n’est pas ma danse.

Je ne l’aime pas

Elle n’est pas ma douceur.

Je ne l’aime pas

Elle n’est pas mon plaisir d’aube.

Je ne l’aime pas

Elle n’est pas ma petite chaleur.

Je ne l’aime pas

Elle n’est pas l’événement de mon histoire.

Je ne l’aime pas

Elle n’est pas mon escapade d’un instant

Dans l’infini.

Je ne l’aime pas

Elle n’est pas ma trace la plus importante

De l’invisible.

Je ne l’aime pas

Elle n’est pas celle qui m’éveille

A ma propre absence.

Je ne l’aime pas

Elle n’est pas mon printemps de l’univers.

Je ne l’aime pas

Elle n’est pas celle dont je me souviens en premier

De ses mains.

Je ne l’aime pas

Elle n’est pas ma morsure blanche

D’astre.

Je ne l’aime pas

Elle n’est pas ma souffrance privilégiée

Que l’on place en premier

Sous le soleil.

Je ne l’aime pas

Elle n’est pas mon pas de plus dans mon pas

Dans la vie.

Je ne l’aime pas

Elle n’est pas cet électron de la joie

Qui suffit parfois à notre bonheur

Pour la journée.

Je ne l’aime pas

Elle ne me transforme pas

En ce prêtre pirate

De ses paupières.

Je ne l’aime pas

Et pourtant il suffit

Que ces joues prennent soudain

Une couleur ivre

Pour que je l’aime.

* * *&* * *

Caravanes N° 4,

Paris Editions Phébus, novembre 1994pp.178-193.

Raccourcis

MYSTÈRE DE LA RESPIRATION

Nous existons à un millimètre de distance de l’éternité, qui est un silence inversé

Seuls comptent pour moi les êtres qui font preuve d’intempérance avec le ciel.

Parce qu’il y a Dieu en fin de parcours comme une récompense, l’homme respire d’arrache-pied, sans le savoir, pour rallier la mort.

Sur la trace du silence, je mets des respirations, mes meilleurs limiers.

Vous êtes vissés à l’éternité et votre incroyance n’y fera rien.

La pendule de notre respiration est toujours à l’heure de Dieu.

La moindre puce en sait plus long sur le silence que le plus savant des hommes.

Par la respiration, j’accède à un silence édenté qui mord sur l’éternité.

De tous les éléments du monde, seul le silence déborde le cosmos.

Ce qui est fascinant dans la nature, c’est que la vie et la mort ont la même voix.

Le vent et la mer joignent leurs mains: ils sont demandeurs de nuit.

La pierre prospère dans l’infini: elle n’a pas besoin de bouger.

Le ciel est propriétaire du visage des ruisseaux.

Je tue un miroir qui pousse l’audace jusqu’à me chuchoter des mensonges sur le silence.

Sans des figures de silence, il ne saurait être d’obscurité, de jouissance.

Je sens confusément que le silence d’une pierre est atteint de respiration.

La faune des jours morts est derrière toutes les portes, prête à me déchirer le cœur.

Je n’ai que ma voix pour entendre l’au-delà.

Sur le devant du silence, des nymphes nues enlacées espèrent que la minute se termine plus tard que prévu.

Un enfant demandera à Dieu de donner à deux ruisseaux du Paradis les noms de Caresse et d’Immobilité.

Je suis étonné que les êtres et les choses survivent au typhon de nos mots.

J’aime le mot car il est autoritaire avec le monde.

Pour communiquer avec autrui, il faut lui ouvrir sa respiration.

L’homme a inventé le voyage mais il n’a pas inventé le départ.

Les miradors les plus terribles qui surveillent l’homme, ce sont les mots, ses propres mots.

A force de cuisiner les mots comme des suspects, ils finiront peut-être par nous révéler une version crédible de la vérité.

Il faut pousser la brouette de la vie, sans trop s’en faire, car tout compte fait, l’on n’est que partiellement soi-même.

L’homme peut écraser une pierre à sa guise; mais il ne peut prendre en main sa destinée.

S’il n’y avait pas en toute chose maints impossibles, il n’y aurait pas de possible.

Si les objets sont masqués par leur vérité, comment voulez-vous qu’on les connaisse?

Tous les poèmes que je n’arrive pas à placer, il faudrait que je les distribue aux pauvres un jour, enrubannés par quatre.

Un marchand de menthe me dit: qu’ai-je obtenu des dunes ridicules que j’ai héritées? Pas même un arrière-goût d’algue ni même une mince pâleur d’ocre, ni même encore le moindre souffle de vent, mais certainement une bourrasque d’argent dont je ne veux pas, je vous assure …

Du pain froid que l’on mange, ma mère dit qu’on le libère.

En fait de connaissance sur l’essence des choses puissamment fortifiées,  j’en aurai pour mon silence.

Je cherche ma route sur la route car ma route n’est pas ma route.

A tout instant, je suis enchanté de faire mon inconnaissance.

Dieu fait la nature, l’homme la rature.

Chaque matin en sortant de chez moi, je retrouve mon ami le ruisseau, prodigieux d’inexistence.

Ma respiration me trompe avec une nymphe dont le silence est un cyclone.

L’absolu a plus d’atomes crochus avec l’immobilité qu’avec la mobilité.

Qui d’autre que Dieu peut-il nous défendre contre la vie?

L’éternité s’introduit sans cesse dans le monde par des fissures: les silences.

Dans la guerre on verse le sang et dans l’amour sa respiration. Qu’est-ce qui est plus grave?

Nos mains ne sont splendides qu’avec l’espace qu’elles ne caressent pas.

Les mots ne meurent que lorsqu’ils sont employés par les hommes.

Même dans ses actes les plus quotidiens, l’homme ne peut se passer d’impossible.

Le silence a tout l’absolu pour lui, lorsqu’il se rompt.

La vérité est légère: elle ploie sous le poids des mots.

Ô nymphes qui faites la fête de l’impossible, allons casser de l’écho dans le ciel !

Tandis que nous nous désolons de la mort d’un être humain, le silence s’amuse à s’aiguiser sur un silex d’éternité.

Que puis-je bien posséder de moi si déjà la majeure partie de mon âme n’est pas en moi?

Nous sommes parfumés à l’eau d’éternité mais nous n’avons pas l’odorat pour la sentir.

Comment peut-on s’aimer sans effusion d’éternité?

Où est le temps où je cherchais des fleurs sauvages sur ton corps?

Il pend aux seins naissants d’une fillette toute la détresse du monde.

Aimer les femmes n’empêche pas de polémiquer avec leur corps.

Toutes les femmes sont vierges du visage, et elles en abusent.

La femme, quelle belle épidémie en notre cœur!

Par un soir de ruelle chaude une nymphe me donne sa chair de chanson. Son silence laissera des séquelles rouges dans ma respiration.

La passante sauve la femme, qui a le défaut de la permanence.

L’homme ne meurt pas mais il reste sur sa fin qui est Dieu.

La mort est une galéjade de l’infini:

Ma mort est déjà l’amie des moineaux.

Le printemps, lui, a résolu le problème de la mort.

Chaque soir, je dois sortir pour promener la bête furieuse de mon envie de mourir.

Après la mort, on a tout le temps de paraphraser le silence.

Ma mort est une affaire entre le silence et moi.

A ma mort, je dirai tout. Silencieusement.

Mourir c’est tout simplement laisser le monde sous le paillasson de l’infini.

Une nymphe loqueteuse s’amuse avec ma mort à l’entrée d’une tente où une caravane attend.

Une mouette réveillée …

Si Dieu voulait de moi au Paradis, je lui demanderais une maison traversée par un ruisseau.

Au relais du vent une tempête change de chevaux.

Le monde entier vient au ruisseau oublier son immensité quotidienne.

J’existe en plusieurs exemplaires. Le premier possède la fissure du feu. Le deuxième chante sur les toits en silence.

Une rue s’arrête, faute de passants.

Un homme s’est arrêté en rase campagne, a fait ses ablutions, puis il a salué le ciel.

Sont membres de plein droit de ma mémoire, une gazelle triste, des silences volatiles, une éternité impromptue.

Il y a sûrement plus d’infini dans l’ombre que dans les espaces célestes.

Gare au jour où le moteur de la pierre se remettra en marche!

Puisse Dieu m’éloigner de l’importance.

Par définition, le philosophe est l’homme qui va agiter la mer lorsqu’il n’a rien à faire.

Je tournoie dans ma mémoire plus que je ne vis, car dans ma mémoire, il y a plus que ma vie.

Je suis riche de la pauvreté des hommes et pauvre de la richesse des hommes.

L’exil le plus terrible de l’homme est en lui-même, en sa non- modification.

Combien de mains ont touché le ciel sans le reconnaître?

Nous ne vivons qu’une panne du temps, autrement on le verrait comme on voit l’espace.

Ma petite fille Houda dort à poings fermés. Comment un être aussi sublime peut-il mourir définitivement. Non, il y a un Dieu et une éternité!

L’homme reste un hôtel de passe pour des mots de mauvaise rencontre.

Si un mot fait toute la différence entre la vie et la mort, c’est qu’il n’est pas sérieux de les distinguer.

Je est déjà un jeu de société.

Dieu nous a mis sous respiration à l’Hôpital de la vie.

Si on ne vit pas avec toute la force de l’abandon, c’est qu’on ne vit pas.

Le mot est sociable mais le sens est casanier.

Il ne faut pas s’attendre à rencontrer l’invisible, dans les quartiers chics de l’intelligence.

L’homme heureux ne manque que de la mort.

Parfois, à défaut de vivre rageusement, j’oublie rageusement.

Il arrive que la musique soit la plus délectable des souffrances.

Si le ciel pénètre dans le ruisseau, c’est qu’il n’y a pas assez de place là-haut.

J’aime imaginer qu’une vieille horloge vienne au secours du temps, qui bafouille un peu.

Le plus grand humour de l’homme, c’est son ombre.

Toute la problématique de la femme se trouve dans ce dilemme: sa beauté est-elle dans ce qu’elle nous montre, ou au contraire dans ce qu’elle nous cache?

Tout homme, quel qu’il soit, gère sa vie à l’étroit, alors qu’il a entre les mains un budget d’éternité

Incapable d’expliquer le monde à sa petite fille, un vieux philosophe finit par lui dire qu’il vaut mieux être un magicien à force d’incompréhension qu’un mathématicien à force de compréhension.

Les morts ne rêvent que de leur enfance.

Une sépulture aux dimensions de l’univers, voilà ce qui vous attend, et vous avez le culot d’avoir peur de la mort!

A ma mort, je me récite une dernière fois à Dieu, peut-être   me transformera-t-Il en une goutte de rosée.

La mort est une ablation bénigne du monde.

Le plus beau dans l’amour, ce sont les yeux suppliciés de la femme.

On ne devrait pouvoir trouver la femme dans le monde que par le moyen de l’alchimie.

Nous ne serons jamais que fiancés à la vie.

D’accord, mais nous ne serons pas non plus mariés avec la mort.

Rien au monde n’a la consistance du silence.

La pierre consume tout son feu en immobilité.

Je vis mais je me soigne.

Parfois j’ai l’impression que le monde n’est que l’avant-garde du mot.

Ce qui est splendide avec le silence, c’est qu’il est annulé par sa présence même.

On respire à ciel ouvert: c’est la plus belle exploitation minière qui soit.

Nous connaissons le monde inconnaissance après inconnaissance.

Il faut quand même noter quie dans l’amour, il y a le privatif  «a ».

Les saints sont plus grands poètes que les poètes, car ils restent sur leur silence.

Qui du monde ou du mot est le plus achevé?

MURMURE VIVRIER

Faites attention à vos propres poings: ils pourraient vous casser la figure.

Lorsque je rentre chez moi le soir, j’ai hâte de rallumer en moi la mort.

Un clochard se présente à la vie en auditeur libre.

A mesure que je me récite, je ne me sais plus.

Le silence est un cimetière astucieux. Un point c’est tout.

A force de voyager, arrivera-t-on un jour au départ?

Connaissez-vous acte de poésie plus beau que d’attraper un écho au lasso?


LES SEPT CIEUX …

Lorsqu’on a les yeux pleins de monde, regarde-t-on vraiment?

Le mot est une suppression du réel qui renforce le réel.

Dans le meilleur des cas, mes mots prennent vent.

Il est des êtres qui ne parviennent jamais à l’ailleurs que par le cri.

Pour les mystiques, le monde est un mot immense.

Existe-t-il un seul être humain qui, pour admettre autrui, ne se considère pas comme le maître de l’univers?

Ce gui m’importe, ce n’est pas la réalité des êtres et des choses, qui m’échappe, mais leur halo de vérité.

Je voudrais un jour composer un chant dont la musique serait amoureuse des paroles.

Pendant qu’elles y sont, les places désertes des villes devraient se vider des villes.

Le rêve est souvent aussi un pense-bête.

Il est quand même curieux que l’homme vive sans sentir autour de son torse la bouée de la respiration …

Ma plus belle histoire d’amour, je l’aurai vécue avec mon lit qui aura épousé inconditionnellement les formes de mon corps.

Finalement, le plus beau dans l’amour c’est la casuistique des corps.

Aimer une femme, c’est profaner la passante.

On passe les plus beaux moments d’amour avec les chansons d’amour.

Je devrais arrêter les passants pour apprendre ce qu’ils savent de plus que moi sur Dieu.

Le moi n’est jamais qu’une interruption de l’univers.

Le silence est la politesse de l’univers.

Si j’arrive une fois à faire en sorte que mon poème soit un complément – fût-il ténu – du ruisseau, eh bien, j’aurai atteint mon but.

Le ciel qui s’introduit dans le ruisseau fait un léger bruit dont jusqu’à présent aucun savant ne s’est préoccupé.

La vie n’est qu’un rêve de seconde main.

Il ne suffit pas au temps d’être aveugle; il lui faut encore être invisible.

LES MOTS QUI RÊVENT

Le monde est une espèce de déchéance du mot.

En déformant une observation d’Épicure, je dirai que la mort n’est rien, car elle ne fait que cohabiter avec nous.

Est-ce raisonnable de croiser la raison avec le monde ?

Il y a un dépôt millénaire d’eau fraîche dans mon âme.

Je n’ai qu’une seule prétention matérielle sur terre, qui se résume  à une interrogation: lorsque je mourrai, qui aimera la musique autant que moi?

Le sens est une spirale, le mot un miroir et l’univers un aéronef, et vous voulez que la science soit possible.

Je suis le portrait du mot, mais le mot est plus vivant que moi.

Une pierre me parle du temps perdu. Entre une immobilité et un silence.

Il est des pierres où l’immobilité coule à pleins bords.

Une femme aux formes pavotines danse légèrement ma légende.

Il est des passantes qui sont consentantes par le parfum.

Il est des passantes qui sont consentantes par la pudeur.

Il n’y a pas d’amour qui ne soit un malentendu avec la beauté.

* * * & * * *


Site internet: http://www.abdelmajid-benjelloun.net/

Abdelmajid pintor

Aforismos, traducción


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